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Interview LOCOMUERTE

LOCOMUERTE

Date de publication 05 mai 2026
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Interview publiée le 05 mai 2026 par Valquest
Valquest : Bonsoir ! On est à la 2ᵉ édition de la Xion Metal Night et on est avec
Locomuerte. Comment ça va les gars ?
Groupe : Hola ! Muy bien ! On va très bien !

Valquest : Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, est-ce que vous pouvez
vous présenter ? Et comment vous définiriez votre style musical ?
El Termito : Moi c’est El Termito et je chante dans Locomuerte.
Nico Loco : Nico Loco à la basse.
El Floco : El Floco Moustachu dans Locomuerte.
El Mitcho : El Mitcho à la guitare.

Valquest : Et comment on pourrait définir votre style de musique pour ceux qui ne
vous connaîtraient pas ?
El Termito : Chicano Mosh !
Nico Loco : Exactement ! C’est du thrash reggaeton, du thrash crossover, donc un
mélange de thrash, de punk hardcore, avec du reggaeton au niveau du flow et du
chant.
El Termito : Du Thrashaton !

Valquest : J’aimerais revenir sur vos débuts : quelles ont été vos premières grosses
influences musicales, metal ou non d’ailleurs ? Qu’est-ce qui vous a donné envie de
faire ce type de musique ?
Nico Loco : Le truc, c’est qu’il y a deux époques, deux générations dans Locomuerte,
et c’est ce qui fait la richesse du groupe. Il y a les “anciens”, les membres fondateurs,
El Mitcho et moi-même…
El Termito : Les piliers !
Nico Loco : …avec des influences plus anciennes comme Metallica, Suicidal
Tendencies, AC/DC, Motörhead… Puis les “young bloods”, El Termito et El Floco.
El Termito : Plus si young que ça (rires).
Nico Loco : Oui enfin comparé à nous (rires).
El Termito : Nous aussi on écoute AC/DC et Motörhead évidemment.
El Floco : Led Zeppelin, Metallica…
El Termito : Voilà, les bases du style. Mais personnellement, j’ai plus d’appétence
pour le metal des années 2000, notamment le néo-metal, et je suis un très grand fan de
Pantera.
Nico Loco : Et en plus de tout ça, on écoute plein de styles : hip-hop comme Cypress
Hill, salsa, musique latino… À l’époque, notre premier chanteur Nox était un grand
fan de reggaeton, il en faisait lui-même. C’est un peu comme ça qu’on a lancé le
groupe, un peu par hasard. Avec El Mitcho, on avait déjà d’autres groupes et on ne
voulait pas arrêter la musique. On est revenus dans notre garage, à nos racines : du
crossover, du thrash à la Suicidal. Nox faisait du reggaeton, on lui a proposé de
jammer avec nous… et Locomuerte est né comme ça.

Valquest : Vous avez sorti votre dernier album Parano Booster en 2024. Avec un peu
de recul, quel regard vous portez dessus ? Est-ce qu’il y a des choses que vous
changeriez ? Et quels ont été les retours du public ?
El Termito : C’est l’album qui a fait grandir Locomuerte sur la scène française. Ça
fait bientôt deux ans qu’on le défend, et on s’est rendu compte au fur et à mesure que
les morceaux ont été assimilés par le public et qu’ils fonctionnent très bien sur scène.
La prochaine étape, c’est de finir la tournée et de s’attaquer au prochain album.
Nico Loco : Parano Booster, c’est une continuité. Comme tous les groupes, on a
continué à forger notre style. Le fait d’avoir enregistré Los Classicos (où on a
réenregistré des morceaux des premiers albums avec le line-up actuel) nous a permis
une bonne transition. On l’a fait en toute confiance, sans se soucier de ce que les gens
allaient en penser. On fait la musique qui nous plaît, comme au début, dans le garage.
Faire de la musique, ça nous met les poils.

Valquest : En tout cas bravo, c’est un album que j’adore.
Groupe : Merci beaucoup !

Valquest : Sur cet album, il y a aussi des featurings, notamment sur "Demonios" avec
Auré d’Akiavel, et sur "Fumamota" avec Arno et Poun. Comment se sont passées ces
collaborations ?
El Termito : Elles se sont faites assez naturellement. Ça fait longtemps que
Locomuerte et Black Bomb A se connaissent. Comme on en parlait en off, tu suivais
mon ancienne émission Metaloh, où j’avais parlé d’eux. J’écoute ce groupe depuis
mes 11 ans, donc c’était vraiment une énorme fierté que ça se concrétise.
Pour Auré, on l’a rencontrée pendant le tournage du clip de La Vida Loca.
Nico Loco : Oui, ils sont venus nous aider, donc un gros big up à Akiavel. À la base,
on ne les connaissait pas du tout, c’est Stéphane Buriez (Loudblast) qui nous a mis en contact. On
tournait dans le sud, on ne savait pas comment trouver des figurants, donc on a
organisé un petit concert gratuit avec un groupe local.
Bubu (Stéphane Buriez) nous a proposé Akiavel, qui est du coin. Il m’a filé le contact
de Chris, ils ont accepté directement, et on a passé une soirée géniale. Une vraie amitié
est née.

Valquest : Niveau composition, comment ça se passe chez vous ? Est-ce que vous
composez en collectif dès le départ ?
Nico Loco : En général, Mitcho et moi, on ramène pas mal de riffs.
El Mitcho : Oui, des “squelettes”, parfois déjà bien avancés, puis on travaille tous
ensemble.
Nico Loco : Steven pose ses flows et tout le monde met la main à la pâte pour les
arrangements. Parfois c’est plus individuel, parfois plus collectif, on utilise toutes les
méthodes qu’on a expérimentées avec le temps.
El Floco : On bosse aussi à distance, parce que je suis un peu plus éloigné. On
s’envoie des idées et des compos.
Nico Loco : L’essentiel, c’est que le côté authentique de notre musique ne soit pas
dénaturé. On aime que ça reste physique, live, vrai.
Valquest : Une musique instinctive, en fait !
Nico Loco : Exactement !

Valquest : Est-ce qu’il y a des morceaux dans votre discographie dont vous êtes
particulièrement fiers ?
El Mitcho : Pas spécialement, personnellement j’adore autant jouer les morceaux du
premier album que du dernier.
Nico Loco : Moi j’adore le morceau "Parano Booster", qui est pour moi la quintessence
du “Thrashaton”. J’adore aussi "Demonios", où El Termito a vraiment passé un cap au
niveau du chant.
El Termito : Oui, j’ai mis un peu de temps à trouver la bonne vibe. Sur "La Brigada de
los Muertos", c’était encore la découverte. Aujourd’hui, je prends plus de risques, avec
plus de lignes vocales reggaeton, plus de flow rapide… ça correspond mieux à notre
identité.

Valquest : Comment vous percevez la scène metal française aujourd’hui ?
El Mitcho : On est super contents parce qu’on voit que le public est de plus en plus
varié : tous les âges, beaucoup de filles, des death metalleux, des hardcoreux, des
thrasheurs…
El Termito : Même des gens qui n’écoutent pas de metal !
El Mitcho : Et on est très contents de fédérer tout ça.
El Termito : Le côté “je n’écoute pas de metal mais vous j’aime bien”, c’est très
plaisant. Et je suis content de voir qu’il y a des festivals qui arrivent à se pérenniser.
On entend souvent dire qu’il n’y a pas de public metal en France, mais c’est faux, il y
en a de plus en plus.
Nico Loco : Sinon le Hellfest ne serait pas complet !
El Mitcho : Aujourd’hui, c’est une musique connue de tous.
Nico Loco : La grosse différence, c’est Internet. Avant, il fallait acheter des disques,
savoir quoi prendre… aujourd’hui, avec YouTube et le streaming, c’est beaucoup plus
accessible. C’est plus dur pour vendre, mais plus facile pour diffuser.
El Termito : Et les gens peuvent découvrir ce qu’ils veulent sans être influencés
uniquement par la télé ou la radio.
Nico Loco : Il y a du bon et du mauvais, mais bien utilisé, c’est un super outil.
El Termito : Et gros big up à tous les festivals et aux bénévoles qui se donnent à fond.
Nico Loco : Oui, parce que sans eux, rien ne fonctionnerait, même les gros festivals.
Et il faut aussi se rendre compte qu’en France, la culture est bien soutenue. Aux ÉtatsUnis, c’est beaucoup plus dur : même des gros groupes doivent garder un boulot à
côté.
El Termito : Là-bas, parfois il n’y a même pas de loges ou d’hôtel. Le confort est bien
moindre qu’en Europe.
Nico Loco : Donc il faut en avoir conscience et rester reconnaissants.

Valquest : Merci beaucoup à tous les quatre. Est-ce que vous avez quelques mots à
dire aux gens qui vous écoutent ?
Groupe : Muchas gracias ! Vivez vos rêves, ça peut arriver à n’importe qui ! À tous
les groupes qui font de la musique : n’arrêtez jamais, soyez patients, et surtout foutezvous de l’avis des autres… ¡AHUEVO !
Valquest : Merci beaucoup Locomuerte et bonne soirée à vous !
Groupe : Merci à toi !

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