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Interview LIFEBOATS

LIFEBOATS

Date de publication 05 mai 2026
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Interview publiée le 05 mai 2026 par Valquest
Valquest : Bonsoir, on est à la 2ᵉ édition de la Xion Metal Night à Saint-Sauveur, et là on est avec Lifeboats. Comment ça va les gars ?
Groupe : Ça roule, ça ne peut pas aller mieux ! Le concert était génial donc on est refaits.

Valquest : Justement, comment vous avez senti le public ?
Groupe : Vraiment très bien. C’était hyper plaisant car le public répondait à fond, alors que 90 % des gens ne nous connaissaient pas. Il y avait des gens venus par curiosité parce qu’ils connaissaient le festival, et ils nous ont donné un accueil tellement chaleureux, avec beaucoup d’amour et d’énergie. Ça faisait plaisir de voir tous ces sourires et de les voir à fond.

Valquest : Est-ce que vous pouvez vous présenter et définir votre style de musique pour ceux qui ne vous connaîtraient pas ?
Julien : Nous sommes Lifeboats. Il y a Lucas au chant, Quentin à la guitare, moi (Julien) à la basse, et Clément notre batteur qui n’est pas là, remplacé par Nico car il s’est blessé à l’épaule. Nous venons de Lyon, nous existons depuis 2021 et on fait du punk hardcore “à chemises à fleurs” (rires). C’est un peu la spécificité du groupe : faire de la musique très violente, avec beaucoup d’énergie, mais avec une dégaine cool. On veut être sur scène comme on est dans la vraie vie, tout en envoyant quand même de gros coups de pied dans la gueule.

Valquest : Quels sont les groupes qui vous ont donné envie de faire de la musique ?
Lucas : Pour moi c’était Blink-182, j’en étais très fan toute mon adolescence. Puis sont venus les groupes classiques du style comme Sum 41, The Offspring, etc. C’est ce qui m’a mis le pied à l’étrier. Je faisais de la batterie avant de chanter, et avec mes potes on a découvert ce style de musique qui nous a donné envie de faire un groupe.
Valquest : On a exactement les mêmes références musicales adolescentes, donc c’est parfait !
Quentin : Moi, c’est des groupes comme les Jonas Brothers qui m’ont donné envie de faire de la musique (rires). Je n’avais aucun pote qui écoutait de la musique alternative, donc j’étais dans mon coin à chercher des groupes qui m’intéressaient. Mes préférés, c’étaient les Jonas Brothers et Lostprophets… Oui, j’ai appris plusieurs années après le drame lié au chanteur de Lostprophets, je tiens à le préciser.
Comme je disais, je n’avais vraiment personne autour de moi qui écoutait ce style de musique. Je faisais des reprises de Scorpions et de groupes avec des riffs un minimum intéressants. Et oui, je vois vos regards, les Jonas Brothers ce n’était pas inintéressant (rires).
J’ai eu mon premier groupe à 18 ans avec des personnes rencontrées sur internet, et ça m’a permis de rencontrer d’autres musiciens qui m’ont emmené de plus en plus vers la scène alternative et metal. Et c’est comme ça qu’on s’est retrouvés tous les quatre. Pour résumer : Jonas Brothers → Lifeboats (rires).
Julien : À la base, j’écoutais ce que mes parents écoutaient, donc la radio. Pendant un voyage en Hongrie, on m’a fait découvrir Marilyn Manson, que j’ai adoré, et ça a été mon premier pas dans le metal (oui, comme Quentin avec Lostprophets, je ne savais pas…). Puis j’ai découvert Nirvana, les Red Hot Chili Peppers, toute la scène des années 90, le grunge, qui m’a énormément hypé. C’est là que j’ai eu envie de jouer au lycée avec des potes, et comme il manquait un bassiste, je m’y suis mis.

Valquest : Vous avez sorti l’EP Blossom Serenade en 2025. Avec le recul, que pensez-vous de cet EP ? Est-ce que vous changeriez des choses ? Et le retour du public ?
Lucas : Il faut savoir que les morceaux de l’EP, on les jouait déjà en live avant de les enregistrer en studio. Donc le retour du public, on l’avait déjà avant sa sortie, et il était très bon.
Julien : On est très fiers de cet EP, car c’est le premier avec notre configuration actuelle à 4 (Lifeboats était à 5 avant). On était très contents d’avoir un bon retour avec cette nouvelle formule. En live, on a dû s’adapter, et les gens nous ont suivis, donc c’est super cool.
Quentin : Oui, et puis on ne chantait pas avant avec Julien, donc on a dû sortir de notre zone de confort. Ça a marqué un virage, mais on s’est dit qu’avoir trois mecs qui chantent et prennent du plaisir ensemble, ça apporte une nouvelle énergie, plutôt que d’avoir “juste” un chanteur devant. Ça permet plus d’échanges et plus de possibilités pour les futurs morceaux et pour le live.
Lucas : À l’époque où on était encore cinq et où ils ne chantaient pas, j’étais uniquement sur du scream. Avec le départ d’un membre, on a dû s’adapter, car je n’avais pas toutes les techniques de chant clair. Ça a demandé beaucoup de travail, mais aujourd’hui on est satisfaits du résultat.
Quentin : Même si Lucas garde 90 % du chant, le fait de s’entendre tous les trois nous apporte un plaisir difficile à décrire. Tu vois tes potes s’amuser autant que toi, tu l’entends, tu le vois… parfois tu le sens aussi quand la salle est petite (rires), mais on a toujours le son et l’image !

Valquest : Finalement, ce changement de line-up vous a demandé de vous réadapter ?
Groupe : Oui, exactement. Ça nous a permis d’évoluer vers quelque chose qui nous correspond davantage. C’est pour ça qu’on est très contents de cet EP. C’était aussi une phase de transition, d’où le choix de faire un EP plutôt qu’un album. Ça nous a beaucoup soudés, on a pu tout se dire, les bonnes comme les mauvaises choses, et aujourd’hui on en ressort avec du positif et une vraie confiance entre nous, qui se ressent dans les compos.

Valquest : Justement, comment se passent les compositions ?
Quentin : Que de l’IA (rires).
Groupe : En vrai, ça se fait en deux temps : on part d’un squelette, puis on se retrouve en sessions de composition sur des week-ends. Chacun apporte ses idées. On part souvent de la guitare, c’est rare qu’un morceau naisse d’une ligne de chant. Mais ça reste très collectif, tout le monde donne son avis, et on fait en sorte qu’il n’y ait pas de frustration.

Valquest : Il y a un futur album de prévu ?
Groupe : Oui… mais on ne va pas trop en parler (rires). 2026 sera une nouvelle ère pour Lifeboats. L’objectif de Blossom était de se retrouver à 4, et maintenant on veut sortir un album. Il est déjà composé à environ 80 %, on va commencer l’enregistrement bientôt. L’album devrait sortir en 2027, avec un premier single normalement en septembre. On a déjà joué quelques morceaux en live, notamment ce soir, et le public a bien réagi, donc on est très contents.

Valquest : Que pensez-vous de la scène metal / rock alternatif actuelle ?
Groupe : La scène s’est énormément développée. Elle est de mieux en mieux représentée en France, notamment avec des groupes comme Landmvrks ou Novelists qui explosent. Le public est aussi très présent.
Par contre, le climat reste compliqué, surtout à cause des infrastructures et des moyens. Ce n’est clairement pas le public le problème, au contraire. Mais il y a encore des concerts annulés faute de préventes. Le metal reste sous-estimé culturellement en France, alors qu’on a des groupes reconnus à l’international.
Nous, on a de la chance d’être à Lyon, avec des salles et une scène active. Mais dans des zones plus reculées, c’est plus compliqué. Certains disent “on joue toujours au même endroit”, d’autres “on ne joue pas du tout”.
On pense aussi aux nouveaux groupes qui émergent : ils représentent la relève. Et nous, en tant que groupe, on a un rôle pour encourager le public à venir découvrir des groupes moins connus.

Valquest : Que pensez-vous des plateformes de streaming ?
Groupe : On fait avec. Difficile de dire “c’était mieux avant” quand on ne l’a pas connu. Ce qui est dommage, c’est l’omniprésence des chiffres. Mais c’est le fonctionnement actuel, donc il faut s’adapter. C’est difficile de se faire une place, mais on n’a pas vraiment le choix si on veut être écoutés. On fait de la musique pour le plaisir, mais aussi pour qu’elle soit partagée.

Valquest : Merci beaucoup à tous les trois !
Groupe : Merci à toi !

Valquest : Un dernier mot pour ceux qui vous écoutent ?
Groupe : Venez faire la bringue avec nous ! On ne mord pas, on adore rencontrer de nouvelles personnes et faire la fête dans le respect et la bienveillance (sourire).

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