Pavillon666 - metal rock webzine
Webzine Metal Rock

Ta bannière ICI !



Interview KAMIZOL-K

KAMIZOL-K

Date de publication 05 mai 2026
Chronique liée Lien de chronique
Infos Artiste Lien groupe/artiste
Interview publiée le 05 mai 2026 par Valquest
Valquest : Bonsoir ! On est à la 2ᵉ édition de la Xion Metal Night, on est avec Kamizol-K. Comment ça va ?
Groupe : Ça va très bien, et toi ?

Valquest : Ça va super, moi aussi ! Est-ce que vous pouvez vous présenter et définir le
style que vous jouez pour ceux qui ne vous connaîtraient pas ?
Antho : Moi c’est Antho, le batteur. Je suis là depuis fin 2019 / début 2020. Si je devais
définir ce qu’on fait, je dirais du metal teinté hardcore.
Kevin : Moi c’est Kevin et je suis guitariste.
Chucky : Moi je suis Marie, aka Chucky, et je suis la chanteuse du groupe.

Valquest : D’où provient le nom du groupe ?
Kevin : À la base, c’était pour faire référence à tout le côté psycho et psychiatrique
(référence à la camisole). On trouvait que ça pouvait ouvrir les thématiques des morceaux.

Valquest : Quelles sont les références musicales qui vous ont fait aimer cette musique ?
Kevin : Moi à la base je viens du black metal, c’est la musique que j’écoutais quand j’étais
adolescent. Puis j’ai découvert le hardcore il y a une quinzaine d’années. J’ai quand même
une grosse base metal, mais j’écoute un peu de tout. J’aime beaucoup le rock japonais aussi,
et ce qu’on essaie de faire dans Kamizol-K, c’est d’apporter toutes ces influences en essayant
de mixer un peu tout ça. Comme le disait Antho, on a une grosse base metal et hardcore, et on
mélange tous les styles pour donner quelque chose qui nous plaît.
Antho : Moi je viens plutôt du death metal, j’avais pas mal de groupes dans ce style avant.
Le hardcore, je l’ai découvert un peu avant Kamizol-K, donc il n’y a pas si longtemps. C’est
un style que j’aime bien, notamment le côté groovy, festival, et le fait que dans le pit ça
envoie bien.
Kevin : Oui exactement, il y a un côté festif dans le pit qu’il n’y a pas du tout dans le black,
et c’est vraiment excellent, stimulant. C’est vraiment la fête.
Valquest : On s’amuse bien quoi !
Kevin : Voilà, tout à fait !
Chucky : Alors moi, de base je viens du hip-hop, mais j’écoute beaucoup de musique
japonaise en général, comme du visual kei entre autres. En fait, j’écoutais pas mal de hardcore
sans savoir que ça s’appelait comme ça, ça s’intégrait dans mes playlists. Ce que j’aimais
bien, c’est que je retrouvais l’énergie du hip-hop que j’appréciais, et toute l’énergie du metal
que je commençais à découvrir. Donc pour résumer, j’étais une meuf qui écoutait du core sans
le savoir, et ça m’a amenée à rencontrer Kevin et Lionel quand j’ai postulé pour entrer dans
Kamizol-K.

Valquest : Ce que je constate, c’est que vous avez des goûts assez éclectiques, et ça fait un
bon mashup entre vous ?
Kevin : Oui, c’est ça ! Et d’ailleurs, ce qui a retenu mon attention quand Marie a postulé,
c’était ça. Elle avait marqué en référence un groupe japonais dont j’étais fan, qui s’appelle Dir
En Grey, qui est un de mes groupes de chevet. Donc je me suis dit : “Si cette personne cite ce
groupe, c’est qu’elle a bon goût, je dois la contacter !” (rires)
Chucky : J’avais noté Emmure et Hatebreed aussi dans mes références.

Valquest : Oui, de bonnes références dans le hardcore. Vous avez sorti votre deuxième
album Diary en 2025. Avec le recul, est-ce que vous êtes satisfaits de l’album ? Est-ce que
vous changeriez des choses ? Le public a été réceptif ?
Chucky : Je suis assez satisfaite, même si on peut toujours faire mieux. Mais je pense
qu’on est tous fiers de l’avoir sorti. C’est toujours un step en avant de sortir quelque chose, et
celui-ci, on a quand même bien travaillé l’univers autour.
Kevin : Oui, même au niveau du son et des compos, on a essayé d’aller vers quelque chose
de plus sombre. Ce qui était bien avec l’idée du journal intime (Diary), c’est que ça permettait
de faire des chansons qui ne se ressemblent pas forcément, car elles peuvent faire référence à
différentes pages d’un journal. Donc tu peux aller n’importe où, faire ce que tu veux.
Et dans le son, on a vraiment cherché à faire quelque chose de plus cadré, plus violent, tout en
restant catchy avec certains refrains. Garder notre patte, mais en essayant toujours de se
renouveler, sans se copier. Personnellement, je trouve qu’Exile et Diary sont vraiment
différents.
Antho : Oui, même au niveau de la production c’est différent.

Valquest : Donc vous ne faites jamais deux fois la même chose ?
Kevin : Oui, parce que c’est ça la musique : ça te permet de faire ce que tu veux et de
dégager toute l’énergie que tu as envie. Donc il ne faut pas se limiter, il faut être sincère, et le
public le ressent, que ce soit avec les visuels ou les clips. Et surtout, être content de jouer ses
chansons.
Valquest : Oui, c’est mieux ! (rires)
Groupe : En effet, c’est mieux ! (rires) Quand tu prends plaisir à les jouer, ça se sent sur
scène.

Valquest : Niveau composition, comment ça fonctionne ? Est-ce que l’un d’entre vous
ramène un riff et vous travaillez autour ? Ou est-ce que vous le faites ensemble ?
Chucky : En général, c’est Kevin qui ramène une base, et ensuite on lui donne des
retours… ou il se fait ses propres retours (rires).
Kevin : Oui, je me prends des retours dans la gueule, je me dis “ça c’est de la merde !”
(rires)
Chucky : Ensuite je pose mes lignes de chant, et pareil, chacun peut donner son avis. Mais
je suis libre sur mes parties, comme Antho avec la batterie.
Kevin : Oui, pour la batterie, au départ je fais quelque chose d’assez rudimentaire, puis
Anthony se réapproprie les parties.
Et pour les compos, par exemple, quand j’envoie à Marie, elle me dit : “Attends, je vais
piocher dans quelques compos et voir celles qui m’inspirent.” Et c’est là qu’elle écrit dessus.
Celles qui lui parlent moins, c’est Lionel qui s’en occupe.
Donc pour résumer, on met tout en commun en répète et on teste. Parfois ça marche très bien,
parfois c’est un peu balourd (rires).
Valquest : Mais il fallait tester pour savoir ! (rires)
Kevin : Exactement ! (rires)

Valquest : Que pensez-vous de la scène metal actuelle en France ? Est-ce que vous pensez
que votre public est plus diversifié qu’avant ? Est-ce que c’est plus dur de fonctionner
aujourd’hui ?
Antho : Moi je trouve que ça se démocratise de plus en plus. Grâce à des groupes comme
Gojira ou Landmvrks, ils ouvrent des portes, et ça fait très plaisir. On remarque qu’il y a plein
de festivals qui émergent et qui font de bonnes choses. Globalement, les gens vont aux
concerts, il y a du monde, donc c’est chouette.
Valquest : Donc c’est une bonne avancée ?
Antho : Oui, c’est plutôt positif. Le metal a beaucoup évolué. Avant, on était vus comme
des satanistes qui tuent des chèvres… c’était une image pas très engageante. Maintenant, les
gens se rendent compte qu’il y en a pour tout le monde.
Kevin : Il y a tellement de styles différents dans le metal que tu es obligé de trouver
quelque chose qui te plaît. Aujourd’hui, il y a aussi beaucoup de groupes avec des chants
accrocheurs, comme Bad Omens. C’est tellement accessible, catchy et bien produit que même
si tu n’es pas dans le metal, tu peux apprécier.
Chucky : Oui, tu ne peux plus dire que c’est un truc de sauvage !
Kevin : Avant, j’ai l’impression que c’était plus difficile d’accéder à ce type de groupes,
alors que ça existait déjà. Peut-être que c’était plus fermé à l’époque.

Valquest : Peut-être qu’avec les plateformes, on a accès à plus de musique et de groupes ?
Même si c’est moins rentable pour les artistes ?
Anthony : Oui, c’est peut-être moins bon à ce niveau-là, mais si les fans viennent aux
concerts et soutiennent avec le merch ou simplement leur présence, c’est déjà très bien. Et
puis la musique est beaucoup plus accessible, et moi je trouve ça positif.

Valquest : Il y a de l’actualité pour vous en ce moment ?
Antho : Là, on compose.
Chucky : Oui, on aimerait sortir quelque chose dans les mois à venir.
Kevin : Ce n’est pas encore prêt, mais on a l’ambition de faire de nouvelles compos, encore
plus sales, plus violentes et plus lourdes.
Chucky : Oui, on va s’amuser ! (sourire)

Valquest : Merci beaucoup à tous les trois ! Est-ce que vous avez un mot pour ceux qui
vous écoutent ?
Chucky : Merci de nous écouter, de nous soutenir, d’être toujours là.
Kevin : Venez aux concerts, on passe de super moments ensemble, c’est le top.

Valquest : Merci beaucoup, et on se voit tout à l’heure dans le pit !
Groupe : Merci à toi !

Partagez cette interview :

PARTAGER SUR FACEBOOK