Sledgehammer nous vient de Lyon, ville réputée pour avoir un grand nombre de groupes de talent et une scène metal florissante, dont de nombreux concerts organisés ici ou là.
Ce jeune groupe sort donc son premier album "Destroy/Rebuild", qui réunit les 4 singles publiés avant la sortie de celui-ci. Un programme de destruction et reconstruction dans le style ultra-usité qu’est le thrash metal. Mais ici, les Lyonnais prennent ce thrash old school pour le tordre dans un esprit raw et punk, « à fond les manettes » et sans concession.
C’est brut de décoffrage, sans compromis, entre un Municipal Waste qui aurait avalé un Exodus. Alors oui, c’est "in your face", et il ne faudra pas trop compter sur les variations, une technique d'orfèvre ou des compos alambiquées... et ce même si cela tient très bien la route et que nous retrouvons de bons petits solos de guitare ici ou là, entre les gros riffs acérés et tranchants.
Le tempo est quasi identique sur tous les titres : à fond, à fond, à fond. C’est rapide, sale et thrash à souhait. Je dois dire qu’en concert, ça doit faire de bons moshpits !
Néanmoins, il y a une particularité de taille : c’est une chanteuse (Alice) qui tient le micro, et elle ne compte pas le relâcher de sitôt ! Une belle performance, écorchée, pleine de rage et de puissance.
Le titre le plus « ouvert » sera sûrement Corruption Cloud, avec un refrain à la limite du parlé et un passage acoustique très réussi, qui casse le rythme pour reprendre de plus belle après, bien entendu !
Sur certains refrains, nous avons une doublure masculine au chant, typique des groupes punk, et cela accentue encore plus la force de frappe.
Au final, la durée de ce premier album est presque celle d’un EP (33 minutes), mais avec autant de hargne et un rythme si soutenu, plus de titres auraient peut-être été de trop.
Un opus prometteur, qui laisse entrevoir un bon potentiel dans ce style, idéal pour tous les amoureux du bon vieux thrash des années 80. Vivement la suite !





