Le groupe de death technique et progressif est de retour avec un nouvel album sorti le 28 août 2026. GOROD est loin d'en être à son premier coup d'essai puisque le groupe évolue depuis 1997 et sort aujourd'hui son huitième album, « The Ember Gone », sur le label professionnel des passionnés de Klonosphere. Le retour de ces vétérans marque une rentrée explosive pour le metal français, et plus si affinités.
Le quintette a choisi le Bud Studio et Mathieu PASCAL pour la réalisation de ce disque. Avec une expérience telle que la leur et une réputation internationale, GOROD puise dans les albums de référence du style pour un résultat implacable. Cela nous amène à une production claire, limpide et puissante qui met en relief des compositions incisives et percutantes. Les sonorités metal et les quelques sons clairs sont parfaitement mis en valeur par ce travail d'orfèvre qui pousse les curseurs. La production de ce disque ne vous laissera pas de marbre : un atout que l'on ne peut pas ignorer.
C'est une série de huit titres que le groupe nous a livrée, prouvant une nouvelle fois la maîtrise totale de ces musiciens, aussi bien au niveau technique que dans la construction d'ambiances très travaillées. On embarque avec un « Signs » pour le moins fourni où se mêlent des mélodies puissantes, alliées à des rythmiques et des riffs complexes mais d'une fluidité absolue. On pense à DEATH, CYNIC ou ATHEIST, mais dans des versions actualisées. Ces groupes ont marqué durablement le metal moderne et leur influence continue d'imprégner les esprits.
Le curseur est poussé un peu plus loin avec « Devise » et « Forgiveness ». L'effet roller coaster, avec des variations d'intensité sur la construction des titres, est à souligner. GOROD est tout sauf un groupe qui mise sur des morceaux directs façon punk : c'est au contraire un travail de recherche musicale et d'approfondissement des idées pour aboutir à un résultat digne d'une horloge suisse. Ils sont épaulés par une maîtrise technique absolue qui leur donne la possibilité d'explorer leurs idées au plus profond, comme en témoigne largement « Forgiveness » et ses presque 7 minutes 30. Il n'est pas évident de se montrer convaincant dans le death metal sur une durée aussi longue, mais GOROD relève le défi sans hésiter, y parvient avec un naturel désarmant et réitère avec le titre de 7 minutes 44, « Regret ».
Le voyage musical se poursuit toujours avec cette même belle intensité sur le morceau instrumental aux accents jazzy « Crimson », avant de retrouver le death avec le puissant et mélodieux « Ignite ». On s'accorde une pause subtile et à nouveau instrumentale avec « Ember » avant de conclure en beauté avec « Remains ».
GOROD tient haut la flamme du death metal technique et progressif. Et il est à noter que cette flamme est portée en France par un combo qui résiste avec panache au passage du temps. Les fans de ce genre n'ont pas de questions à se poser : GOROD signe un album abouti et mature qui ne demande qu'à s'user sur vos platines.
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