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WINTERS

Berlin Occult Bureau

Doom rock

Date de sortie : 2012
Format : CD Album
Durée : 38.17
Lien du Label Lien du Groupe
Note Générale
Originalité
Technique
Production
Émotion

Chronique réalisée le 12 août 2012, par : AVALON

Nous ne savons que peu de choses de ces trois Écossais qui sortent leur second opus sur le label Ván Records, après avoir sorti leur premier album chez les doomers de Rise Above Records en 2008.
Oui, d'accord, ils sont donc trois (Paul Fyfe,Nigel Ingram et Andy Prestidge) et sortent "Berlin Occult Bureau". Formation très récente (2005), ceux-ci ont réussi très vite à assimiler les codes du doom, mais pas que.

Si le groupe aime (forcement ?) les Beatles, il est assez fastidieux de les classer musicalement tant leur approche est assez "crossover". Doom ? assurément, mais avec une voix pop ? Peut-être. Du noize-gaze ? Nü-Occult ? Stoner/psychedelic ? Allez savoir...
Ce que l'on peut dire de cet album, c'est qu'effectivement le tempo ne côtoie jamais le speed ni le blast ! Riffs très lourds et thrash/noizy en arrière plan, chant clair et sonnant un peu shoegaze, c'est un mélange assez "dark grunge" au final. Le petit soucis est que, passée l'étape du classement stylistique qui, je l'accorde, est souvent laborieux et parfois inutile, nous nous retrouvons avec dix titres qui se ressemblent assez étrangement avec toujours ce chant clair, cette batterie doomeesque et cette rythmique pachydermique et "sale".
Quelques "soli", ou du moins quelques envolées de guitare ici ou là (attention, pas comme dans les groupes heavy avec de la démonstration technique, non, ici on utilise la lead pour des escapades "noise"), bref, l'ensemble est au final très pauvre et basique. A vrai dire, trois titres auraient suffi. Comme quoi, parfois, les trio n'apportent pas que du bon. Peu d'énergie, peu de mélodies, peu de contenu, pas de variations, c'est également l'ennui qui est pachydermique. Il n'y a que le premier titre "Goodbye" qui sauve l'ensemble avec un titre plus enjoué et plus mélodieux... Puis....

Alors pour cette fois, vous pouvez passer votre route, qui n'est pas si sombre qu'elle voulait bien le faire croire, et allez plutôt taper dans les vrais maîtres du genre, avec les Cathedral et consorts. Laissez ce groupe faire leur évolution naturelle et leur maturité musicale, car même si il y a quelques bonnes choses et une bonne production, le fruit n'est pas complètement mûr...

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